...ma fanfiction, laissez bocou de com's, svp....
On ne peut changer la fin des contes
Chapitre 1 : La journée d’Hermione
Le jour se levait sur la sombre pièce dans laquelle se trouvait une jeune fille brune, âgée de 17 ans. Hermione se releva tant bien que mal en s’époussetant. Elle regarda autour d’elle. Cela ressemblait plutôt à un cachot, oui, c’était une de ces salles humides dans lesquelles se passent les cours de potions. Par la barbe de merlin, comment une fille aussi respectable qu’Hermione pouvait-elle se retrouver la nuit dans cet endroit ? Aussitôt, la mémoire lui revint et elle ne pouvait qu’espérer que son meilleur ami, un rouquin qui en réalité représentait plus, soit encore en vie. La veille au soir, les mangemorts avaient ravagé Poudlard et détruit la moitié des salles de classe, sans oublier la bibliothèque. Mais ce qui l’inquiétait, ce n’était ni la bibliothèque, ni le squelette de vampire en DCFM, c’était Ron. Comment allait-il ? Où était-il ? Que faisait-il ? Et pensait-il à elle ? Bien sûr, elle s’inquiétait pour Harry, Ginny, Neville, Luna, Seamus, Dean…, mais il fallait qu’elle sorte de là. Elle s’imaginait Ron fou de joie car elle était de retour. Cela faisait plus d’une demi-heure qu’elle cherchait une issue. Plus elle avançait, moins elle reconnaissait le collège où elle avait passé 6 ans à se chamailler avec Ron. Bon sang, pourquoi ramenait-elle toujours tout à Ron ? Elle remarqua que les ronces commençaient à grimper sur les murs et à s’entortiller. Hermione était sûre qu’il ne s’agissait pas de filets du diable, les feuilles n’avaient pas la même forme. Pour ne pas se laisser étouffer par la plante qui gagnait du terrain, elle grimpa dans l’escalier en colimaçon situé à sa gauche. Il était fait de pierres sombres et la jeune sorcière ne l’avait jamais remarqué, à vrai dire, tout avait changé. Ce n’était plus Poudlard… c’était… c’était comme dans un conte de fées. Puis une idée traversa son esprit. Se pouvait-il que... ? Non. Mais pourtant si, tout coïncidait ! Elle repensa à son conte préféré, un château envahit par les ronces, une princesse endormie dans un sommeil éternel. Elle souvenait même avoir prêté son recueil de contes à Ginny. La dernière marche et une bouffée d’air frais provenant d’une ouverture dans un mur, la sortit de ses pensées. Hermione leva la tête. La pièce était petite, circulaire, entièrement en pierres, aérée par une petite arche juste en face, et au milieu se trouvait… un rouet. Elle pensa, elle pensa à ce qu’il avait bien pu se passer pour qu’elle se retrouve dans un conte. C’était évident, Voldemort avait l’esprit si tordu qu’il avait du ordonner à ses partisans de faire souffrir, de rendre folle, ou simplement de tuer l’enfant de moldus qu’elle était. C’était l’amie de Harry, c’est toujours dangereux d’être l’amie d’un héros. Pour Ron aussi, ce devait l’être.
C’était absurde, de toute façon, elle n’était pas assez bête pour se piquer le doigt avec le rouet. Hermione comprit bien vite qu’elle se trompait car l’imperium était un sortilège très puissant. Cependant, à son grand étonnement, personne ne vint lui lancer de sort. Elle n’eut pas le temps de réagir, qu’elle fut comme hypnotisée par la lumière verte flottant au-dessus du rouet. Hermione ne voulait pas, elle avait toute sa conscience mais aucun contrôle sur son corps. C’était horrible, elle connaissait déjà la fin, elle savait qu’elle allait mourir. Hermione pensa à Ron, à ses cheveux roux, à son pyjama trop court, à sa maladresse et à ses adorables taches de rousseur. Puis son esprit se perdit. Sa dernière pensée était pour celui qu’elle aimait. Ses bras retombèrent mollement le long de son corps. Elle savait à présent que Ron l’aimait. Sa tête vacilla. Elle en arrivait à la conclusion qu’ils auraient fait un beau couple. Puis son cœur s’arrêta, Hermione s’effondra.
On ne peut changer la fin des contes.