cette fanfic' est by ma grande soeur!
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¨~_°'Une vie à t'attendre'°_~¨
Hermione s’agitait dans le lit et tirait la couette de son côté avec obstination. Elle voulait encore dormir mais elle avait beau essayer, elle n’y arrivait pas. Plutôt bien réveillée, elle regarda en direction des fenêtres et constata que les premiers rayons de soleil perçaient à travers les volets. Alors, d’instinct, elle se tourna vers la personne qui occupait l’autre moitié du lit. Elle n’eut pas besoin d’allumer la lampe de chevet pour voir qu’il ne dormait pas lui non plus et s’était redressé.
« Tu es déjà réveillé ? demanda-t-elle avec surprise. »
Hermione avait allumé la lumière à présent et s’était elle aussi assise dans le lit.
« Oui, répondit-il simplement.
- Mais, pourquoi ? C’est ton jour de repos. Tu devrais en profiter.
- En fait, si tu veux la vérité, c’est lié à toi … »
Le regard amusé qu’il lui lança suffit pour faire comprendre à Hermione qu’elle avait vraiment dû être gênante pendant la nuit.
« Oh, non ! Je suis désolée, Scott ! Je ne voulais pas t’empêcher de dormir. »
Devant l’air catastrophé d’Hermione, il ne put réprimer un petit rire.
« Ne t’inquiète pas. Je n’ai pas besoin d’avoir les yeux fermés pour faire de beaux rêves … »
Et, tandis qu’il disait cela, il s’approcha de ses lèvres et déposa sur celles-ci un baiser très léger. En s’éloignant un peu de son visage, il vit qu’elle avait pris un faux air outré.
« Eh bien, c’est du propre Mr Rogers. Vous n’avez pas honte … »
Une fois de plus, il rit de bon cœur pour finalement reprendre un air sérieux aussitôt.
« Hermione, quelque chose ne va pas ?
- Tout va très bien. Pourquoi ? , répondit-elle le plus innocemment possible.
- Ne joue pas à ce jeu-là avec moi. Ça fait des semaines que tu as un sommeil agité. Je ne suis peut-être pas doué en Divination mais je sens bien que quelque chose t’ennuie. »
Scott était réellement inquiet et Hermione le savait. Ceci dit, elle n’avait vraiment pas envie de se lancer dans ce genre de conversation. Alors, elle décida tout simplement d’éluder la question.
« Je vais me doucher, d’accord ?
- Et le petit-déjeuner ?
- Ne m’attends pas. »
Il ne comprenait rien de ce qui lui arrivait. Il fallait réellement qu’ils aient une discussion. Pas tout de suite, en revanche. Elle ne semblait pas d’humeur et se disputer avec elle pendant son jour de repos était bien la dernière chose qu’il souhaitait. Il se contenta d’acquiescer et quitta la chambre pour regagner la cuisine.
Voilà. Elle était seule. Elle s’enferma dans la salle de bain. Elle s’aspergea le visage d’eau puis resta immobile quelques minutes. Elle fixait son reflet dans la glace et se demandait ce qu’elle y voyait.
Physiquement, elle était toujours la même mais en plus jolie. Elle était même belle. Ses traits étaient semblables à ceux de la Hermione adolescente mais en plus matures. Ses cheveux étaient devenus relativement disciplinés. Elle prêtait plus d’attention à son apparence sans pour autant être une vraie coquette.
Seulement, les plus gros changements dans sa vie n’était ni physiques ni esthétiques. Elle était désormais une jeune femme de 26 ans avec un travail, des responsabilités et un petit ami. Scott … « S’il savait … », pensa-t-elle tristement. Non, il ne savait pas. Mais, comment lui dire ? Comment pouvait-elle bien lui expliquer que toutes les nuits où il se faisait du souci pour elle, elle, en revanche, pensait à un autre homme. Scott était attentionné. Il tenait vraiment à elle. Il l’aimait. Il le lui avait dit. En retour, elle n’avait rien laissé entrevoir de ses sentiments. Elle ne pouvait pas prononcer des mots aussi importants que « Je t’aime » comme s’il s’agissait de lui dire bonjour. Elle ne voulait pas lui mentir.
« Réfléchis, Hermione, pensa-t-elle, tu lui mens déjà en étant avec lui ».
Et pourtant, une autre voix lui disait :
« Qu’est-ce tu veux faire ? Tu as le droit de fréquenter qui tu veux. Tu ne vas pas repousser indéfiniment tous les hommes sous prétexte que celui que tu aimes ne comprend rien ? »
Hermione ne savait pas quoi faire.
« Oh, Ron … Pourquoi ne vois-tu pas à quel point je t’aime ? ».
Toute cette situation était douloureuse. D’une certaine manière, elle avait l’impression de vivre un épisode « Viktor Krum bis ».
Elle aimait Ron, elle l’avait toujours aimé et elle l’aimerait toute sa vie. Mais, comme si quelqu’un s’acharnait sur eux, il y avait en permanence eu un obstacle à leur amour.
En réalité, ils avaient été ensemble à une époque. Jusqu’à cette fameuse dispute. « La dispute de trop », se remémora-t-elle amèrement.
C’était il y a cinq ans. Harry et Ron allaient commencer leur formation d’Aurors. Ginny était devenue Médicomage à Ste Mangouste. Hermione venait de décrocher le poste très convoité de directrice du Département de Sauvegarde de la Mémoire de l’Histoire du Monde Magique et des Archives au Ministère de la Magie. Ce département faisait partie des plus importants depuis que des attaques répétées contre Poudlard avaient menacé de détruire de nombreux documents, souvent très confidentiels. La traduction de parchemins constituait également une activité essentielle de ce service.
Cette réussite professionnelle, Hermione la devait à son talent extraordinaire, son sens de l’organisation et sa capacité à se faire obéir sans trop de difficultés. Mais, étant parfaitement lucide, elle n’ignorait pas qu’accéder à la direction d’un département du Ministère de la Magie à 21 ans était très peu commun. Aussi se doutait-elle que le prestige du statut de meilleure amie d’Harry Potter et sa participation à la Bataille Finale avaient dû jouer un rôle non négligeable dans cette offre.
Sur le plan personnel, tout allait bien. Ron et elle étaient ensemble depuis quatre ans. C’était merveilleux. Ron était toujours agaçant par moments mais il pouvait se montrer incroyablement tendre, attentionné, drôle et même patient. Hermione était totalement folle de lui et c’était réciproque. Et puis, elle ignorait pourquoi avec le recul, sa formation d’Auror avait finit par les déchirer. Au début, elle admirait la volonté d’Harry et de Ron de faire ce métier, de sauver les gens. Puis, plus elle désirait que sa relation avec Ron franchisse de nouvelles étapes, plus elle se heurtait à ses absences imprévues et répétées, à ses blessures. Elle ne pouvait plus le supporter. C’était sûrement égoïste de sa part mais elle voulait l’avoir rien qu’à elle plus souvent. A chaque fois qu’elle amorçait la conversation, le ton montait et Hermione avait l’impression que leurs priorités n’étaient désormais plus compatibles.
Alors, un jour, la dernière discussion à ce sujet était arrivée. Les choses étaient allées tellement loin qu’Hermione avait accusé Ron de ne l’avoir jamais aimé, d’avoir joué avec ses sentiments. Ron, complètement abasourdi, avait tenté de la convaincre qu’il l’aimait plus que tout mais qu’il souhaitait juste plus de temps pour qu’il puisse concilier vie professionnelle et vie privée. Hermione n’avait pas voulu en entendre plus. Pour elle, c’était un signe qu’elle ne comptait pas vraiment à ses yeux, qu’elle n’était pas une priorité. C’était fini. Sept ans à Poudlard pour réaliser qu’ils s’aimaient et pour se l’avouer. Et, après quatre années de bonheur et d’amour, cela se terminait ainsi. Bêtement. Sur un malentendu.
« Oui, c’était un malentendu. »
Hermione avait mal rien que d’y repenser. Un immense sentiment de culpabilité l’habitait depuis. Elle avait brisé le cœur de Ron. Elle en était consciente. Toutes ces horreurs qu’elle lui avait dites … Tout était faux. Elle savait que Ron l’aimait. Elle savait qu’elle comptait pour lui mais la colère avait dicté ses paroles. Elle était responsable de leur rupture et elle ne pouvait rien faire pour ôter cette pensée de son esprit.
A l’époque, Harry et Ginny pensaient, pendant un moment, que tout allait s’arranger. Ils avaient été tristes de constater que ce n’était pas une dispute ordinaire.
Aujourd’hui, Hermione vivait avec Scott mais elle passait toujours beaucoup de temps avec Harry, Ginny … et Ron. Ils étaient aussi proches qu’au temps de leur adolescence même si, avec Ron, les relations étaient parfois tendues.
« C’est peut-être ça mon drame. Je le vois toujours autant. »
Hermione ne pouvait s’empêcher de se demander si le fait de le côtoyer autant ne rendait pas plus difficile le souvenir de leur histoire commune. Après tout, avec tout ce qu’ils avaient partagé, était-ce possible de reprendre une simple relation « amicale » ? Même si elle l’avait voulu, Hermione n’aurait pas pu faire abstraction de leur histoire. De toute façon, elle ne le voulait pas. Elle l’aimait toujours désespérément. Et, au fond, elle savait que lui aussi l’aimait toujours.
Sur cette réflexion, elle se rendit compte qu’elle ne s’était toujours pas lavée. Elle rentra donc dans la douche avec, malgré elle, un sourire aux lèvres.
Chapitre 2 : la journée de Ron.
Le jour de levait sur la salle commune de Griffondor. Un jeune et séduisant rouquin de 17 ans était allongé sur le tapis rouge et or, inconscient. Quelqu’un lui passait une éponge sur le front et Ron reprenait peu à peu ses esprits.
-Hermione? murmura-t-il, Hermione, c’est toi ?
-A en juger par son mal de tête, déclara une voix féminine, je dirait qu’il est resté assommé des heures.
-Ginny, comment peux-tu savoir qu’il a mal à la tête ? questiona un garçon.
-Je te rappelle Harry, que si je veux obtenir mon diplôme de médicomage, je dois savoir déceler ce qui ne va pas, répondit Ginny.
Ron ouvrit les yeux et vit à sa gauche, sa petite sœur, Ginny et à sa droite, son meilleur ami, Harry. Tous de l’aidèrent à se relever et l’assaillirent de questions.
-Ron, ça va ? demanda Harry.
-J’ai eu si peur s’écria Ginny en le serrant dans ses bras.
C’était une belle jeune fille de 16 ans, rousse généreuse, libre, déterminée envisageant une carrière de médicomage. Ron se mit debout avec l’aide de Harry et lui demanda ce qui s’était passé.
-Les mangemorts ont assaillit le château. Tu t’es bien battu Ron, commença Harry...
-Malheureusement, le dernier mangemort t’a attaqué et il a finit par te donner un gros coup de cloche, acheva Ginny, il faudrait d’ailleurs qu’on m’explique pourquoi. Mais Ron ne l’écoutait plus.
-Où est Hermione? s’exclama-t-il.
-Elle est peut-être allée se réfugier dans son dortoir, proposa Harry.
Tous les trois essayèrent de monter dans les dortoirs des filles et seulement la rouquine y parvint. Elle en sortit affolée.
-Hermione n’est pas dans son lit!
C’est ainsi que Ron dépensa toute son énergie à la chercher. Les jours passaient mais elle demeurait introuvable. Les journées passaient mais il refusait d’admettre que quelque chose de grave ait pu lui arriver. Un an passa ainsi. Toutes les formules utilisées jusque-là s’étaient révélées inutiles. Ils avaient maintes fois observé la carte des maraudeurs mais en vain. Ron, un samedi matin, ayant perdu tout espoir et comprenant les (très) forts sentiments qu’il éprouvait envers elle, prit une plume dans sa main droite et un morceau de parchemin. Il écrivait, il écrivait de belles phrases sur sa meilleure amie, sur l’élue de son cœur, sur celle qu’il avait perdu avant même de vivre une histoire avec elle. Il ne la reverrait jamais cette idée le torturait. A cet instant, le portrait de la grosse dame pivota et laissa entrer sa petite sœur, la mine maussade. Elle non plus ne se sentait pas bien depuis la disparition d’Hermione, elle était un peu comme sa confidente. Souvent, Ginny allait retrouver Harry et il essayait de la calmer, de la consoler. La jolie rousse écarta le fauteuil qui lui barrait l’accès à la cheminée. Son frère était là, installé confortablement dans un canapé. Il caressait Pattenrond, les yeux embués de larmes. Elle s’accroupit pour pouvoir le regarder et Ron murmura :
-C’était son endroit préféré...
Ginny l’observa, il tenait un parchemin et un livre qui avait pour titre : . Il avait presque glissé sur le tapis, ce fichu tapis où tout avait commencé !
-Ron, appela Ginny, Ron, relève-toi!
-Non...
-Alors, au moins, lis-moi ce que tu as écrit. Je t’en pris, c’est la première fois que tu rempli autant de parchemin.
Il commença, il ne pouvait plus s’arrêter de lire, il aimait dire de longues phrases sur Hermione, dire qu’elle était fraîche comme la rosée du matin. Mais à part certaines phrases semblables à celle-ci, il parlait à la première personne du pluriel, pour désigner l’entourage d’Hermione. Il ne voulait pas trop montrer ce qu’il ressentait, il essayait de faire croire qu’il la considérait comme une amie, chère (il ne pouvait plus le cacher), mais une amie seulement. Harry vint s’accroupir auprès de Ron en l’écoutant. Il voyait bien que Ginny était inquiète, ce n’était pas le Ron qu’elle connaissait. Alors Harry prit la main de la rouquine dans la sienne. Ron le sortit de ses rêveries, lorsqu’il s’arrêta de débiter des paroles plus incompréensibles les unes que les autres. Car au début il croyait qu’il était pris de vertige en pensant à Ginny comme cela lui arrivait souvent, mais c’était différent. Il avait l’impression que le monde tournoyait autour d’eux ou plutôt qu’ils tournoyaient en semble, que leurs jambes se décollaient du sol et qu’une force invisible les tirait toujours plus haut. Là, leurs pieds heurtèrent la terre ferme, enfin, la pierre ferme.
Le vaillant chevalier avait retrouvé la prison de sa princesse car on ne peut changer la fin des contes.
...ma fanfiction, laissez bocou de com's, svp....
On ne peut changer la fin des contes
Chapitre 1 : La journée d’Hermione
Le jour se levait sur la sombre pièce dans laquelle se trouvait une jeune fille brune, âgée de 17 ans. Hermione se releva tant bien que mal en s’époussetant. Elle regarda autour d’elle. Cela ressemblait plutôt à un cachot, oui, c’était une de ces salles humides dans lesquelles se passent les cours de potions. Par la barbe de merlin, comment une fille aussi respectable qu’Hermione pouvait-elle se retrouver la nuit dans cet endroit ? Aussitôt, la mémoire lui revint et elle ne pouvait qu’espérer que son meilleur ami, un rouquin qui en réalité représentait plus, soit encore en vie. La veille au soir, les mangemorts avaient ravagé Poudlard et détruit la moitié des salles de classe, sans oublier la bibliothèque. Mais ce qui l’inquiétait, ce n’était ni la bibliothèque, ni le squelette de vampire en DCFM, c’était Ron. Comment allait-il ? Où était-il ? Que faisait-il ? Et pensait-il à elle ? Bien sûr, elle s’inquiétait pour Harry, Ginny, Neville, Luna, Seamus, Dean…, mais il fallait qu’elle sorte de là. Elle s’imaginait Ron fou de joie car elle était de retour. Cela faisait plus d’une demi-heure qu’elle cherchait une issue. Plus elle avançait, moins elle reconnaissait le collège où elle avait passé 6 ans à se chamailler avec Ron. Bon sang, pourquoi ramenait-elle toujours tout à Ron ? Elle remarqua que les ronces commençaient à grimper sur les murs et à s’entortiller. Hermione était sûre qu’il ne s’agissait pas de filets du diable, les feuilles n’avaient pas la même forme. Pour ne pas se laisser étouffer par la plante qui gagnait du terrain, elle grimpa dans l’escalier en colimaçon situé à sa gauche. Il était fait de pierres sombres et la jeune sorcière ne l’avait jamais remarqué, à vrai dire, tout avait changé. Ce n’était plus Poudlard… c’était… c’était comme dans un conte de fées. Puis une idée traversa son esprit. Se pouvait-il que... ? Non. Mais pourtant si, tout coïncidait ! Elle repensa à son conte préféré, un château envahit par les ronces, une princesse endormie dans un sommeil éternel. Elle souvenait même avoir prêté son recueil de contes à Ginny. La dernière marche et une bouffée d’air frais provenant d’une ouverture dans un mur, la sortit de ses pensées. Hermione leva la tête. La pièce était petite, circulaire, entièrement en pierres, aérée par une petite arche juste en face, et au milieu se trouvait… un rouet. Elle pensa, elle pensa à ce qu’il avait bien pu se passer pour qu’elle se retrouve dans un conte. C’était évident, Voldemort avait l’esprit si tordu qu’il avait du ordonner à ses partisans de faire souffrir, de rendre folle, ou simplement de tuer l’enfant de moldus qu’elle était. C’était l’amie de Harry, c’est toujours dangereux d’être l’amie d’un héros. Pour Ron aussi, ce devait l’être.
C’était absurde, de toute façon, elle n’était pas assez bête pour se piquer le doigt avec le rouet. Hermione comprit bien vite qu’elle se trompait car l’imperium était un sortilège très puissant. Cependant, à son grand étonnement, personne ne vint lui lancer de sort. Elle n’eut pas le temps de réagir, qu’elle fut comme hypnotisée par la lumière verte flottant au-dessus du rouet. Hermione ne voulait pas, elle avait toute sa conscience mais aucun contrôle sur son corps. C’était horrible, elle connaissait déjà la fin, elle savait qu’elle allait mourir. Hermione pensa à Ron, à ses cheveux roux, à son pyjama trop court, à sa maladresse et à ses adorables taches de rousseur. Puis son esprit se perdit. Sa dernière pensée était pour celui qu’elle aimait. Ses bras retombèrent mollement le long de son corps. Elle savait à présent que Ron l’aimait. Sa tête vacilla. Elle en arrivait à la conclusion qu’ils auraient fait un beau couple. Puis son cœur s’arrêta, Hermione s’effondra.
On ne peut changer la fin des contes.